Affichage des articles dont le libellé est Reportages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Reportages. Afficher tous les articles

mardi 5 juin 2007

Supermarché de la foi

On entre dans Notre Dame par la porte de droite. L’accueil vient tout de suite en face. Puis on fait sagement le tour de la nef et du chœur pour arriver aux magasins de souvenirs juste avant la sortie, porte de gauche.

Le touriste constatera que tout a été prévu, du sens de visite pour lui éviter trop d’embouteillages à la maquette en bois pour lui permettre d’avoir une vue globale de l’édifice. Le fidèle qui assiste à l’office est, lui, est parqué entre des barrières. Tout autour de lui les flashes crépitent, la sécurité veille et c’est un peu comme un zoo sans les cacahouètes.

La voix du prêtre peine à remplir l’espace trop grand, mais quand l’odeur de l’encens arrive enfin, la cathédrale semble tout de suite un peu plus propice au recueillement. Le monument sécularisé par le tourisme redevient alors, brièvement, ce fameux supermarché de la foi.











lundi 28 mai 2007

Une vie d'arbre

Décès

Il est mort, pourquoi irais-je à son enterrement
puisque, j'en suis certain, il n'ira pas au mien ?

Jacques Prévert - Choses et autres


Camille BOIVIN




mercredi 16 mai 2007

Expo virtuelle - Fragments de campagne

Deux mois de campagne et une exposition toute prête. Nous espérons pouvoir l'accrocher bientôt. Cette expo ne peut évidemment avoir pour ambition de traiter exhaustivement l’ensemble de l’actualité politique de ces derniers mois. Les sept panneaux thématiques présentés ici correspondent chacun à une étape de la bataille électorale pour la présidentielle.


Ainsi le premier se veut une évocation de la crainte largement partagée d’un Front National présent au second tour. Y répond le second panneau, puisque la cause de cette crainte est perçue par le Parti Socialiste comme inhérente au risque d’éparpillement des voix à gauche. Vient ensuite un aperçu de ce que peut être le tâche nocturne du militant, part souvent invisible mais pourtant fondamentale de la campagne. Le travail réalisé sur le défilé frontiste illustre, lui, l’idée que le premier tour a révélé un recul relatif du FN, largement dû au taux record de participation. Les deux panneaux qui suivent visent à retracer la façon dont a été vécue par les militants et sympathisants l’annonce des résultats du second tour, du côté du PS comme de l’UMP. Enfin, le dernier panneau a pour ambition de proposer une réflexion conclusive sur ce que peut être une dérive de la photo de presse, tout en rappelant la réalité des violences qui ont eu lieu place de la Bastille le soir de l’élection de Nicolas Sarkozy.


Cette exposition se doit d’être l’occasion d’un échange. Nous vous invitons à nous faire part de vos avis et critiques par courriel : pandantafass@free.fr ou via des commentaires à ce post.




*










samedi 12 mai 2007

Devant la salle Gaveau - 6 mai 2007

Les résultats du second tour de l'élection présidentielle sont tombés dimanche 8 mai à 20h. Pourtant, la fête a commencé bien plus tôt dans et devant la salle Gaveau où étaient réunis militants et sympathisants UMP.

Une foule sociologiquement très homogène a pu profiter de petits fours au saumon en attendant l'annonce officielle de la victoire de Nicolas Sarkozy. Après le bref bain de foule de celui-ci, le gros de l'assistance s'est dirigée vers la place de la Concorde où la fête était organisée.


Romain Bironneau















jeudi 10 mai 2007

Tolbiac, fin du blocage

Le site de Tolbiac (Université Paris-I) a été débloqué ce jeudi 10 mai. Une Assemblée Générale fut "expédiée" pour voter la fin du blocage. Dénoncer l'eléction (démocratique) de Nicolas Sarkozy ? Condamner les réformes universitaires prévues pendant les vacances d'été ? La majorité d'étudiants qui s'est prononcée contre la grêve, pensait surtout aux partiels, qui avaient déjà commencé pour certains.

La touche d'exotisme aujourd'hui fut l'interdiction des médias pendant l'AG. On condamne pèle-mele le journalisme orienté de TF1, le fichage des étudiants par les RG ... Mais comment parler de ces évènements, sans images ? Pourquoi brandir son droit à l'image, alors qu'il y a une cinquantaine de personnes sur les photos ? On ressort un discours à peine ingurgité, limite paranoïaque. Si tout le monde agit ainsi, le métier mourra encore plus vite.

Vous avez la possibilité de laisser vos commentaires sur cette question du droit à l'image.

Camille BOIVIN



(AG des anti-bloqueurs, en attendant l'ouverture de l'Amphi N, où se sont réunis les bloqueurs)



mardi 8 mai 2007

Bastille le 6 mai, faits divers.

Nicolas Sarkozy a été élu à 53%, la gauche se tourne avec angoisse vers les législatives, les anar continuent à casser du CRS, les CRS continuent à casser de l'anar ...

500 personnes environ s'étaient rassemblées à Bastille pour gueuler un bon coup. Certains détruisaient gaiement la façade du Marché d'Art Contemporain, des abribus, quelques voitures et scooters, taguer pour la énième fois la tour de la Bastille.

Casser pour faire du bruit ? Ces jeunes déchargent leur rage, leur trop plein de frustration. Mais inévitablement, ils ne font que renforcer le vote Sarkozy, et s'enterrent dans la marginale extrême-gauche.

En face, des CRS quelque peu anxieux, voire sérieusement flippés, capable de gazer le manifestant le plus pacifiste du rassemblement à bout portant, de menotter à huit un gringalet, de se protéger de leur bouclier lorsqu'un photographe braque son objectif. Pourquoi mettre plus de CRS dans les rues, alors qu'ils sont de moins en moins compétents ? Il faut un service de communicants, et non un service d'ordre répressif.

Enfin, l'absurdité de certains, qui n'hésitent pas à faire la même photo que le voisin, d'une sdf gazée.

Faites du bruit les gars, mais autrement.

Camille BOIVIN









mardi 1 mai 2007

Défilé du Front National

" - On l'a a gagné la bataille d'Alger. Et la fin justifie les moyens." qu'a sorti un ancien militaire à sa voisine, juste devant moi.

2000 à 3000 frontistes et sympathisants selon la police, 15 000 selon les organisateurs sont partis ce matin du parvis de l'Eglise Saint Augustin.
Aux cris de "France Le Pen - France chrétienne ! ", "Sarko-Ségo, que du pipeau", ou "Le Pen Président", tous ont rejoint la place de l'Opéra où le leader du FN a prononcé son traditionnel discours du 1er mai.

L'ambiance était tendue cette année. Une droite évitée de justesse par un vieux qui "[n'aimait] pas les journalistes", des regards haineux, quelques "collabos" lancés dans ma direction.

La suite en images.